Le guide ultime pour préparer une moto d’aventure

Bienvenue dans le guide ultime de préparation d’une moto d’aventure. Vous trouverez dans cet article une liste complète de modifications ; piochez ce dont vous avez besoin pour créer la configuration parfaite pour vos aventures…

Honda moto aventure

Comment préparer une moto d’aventure

N’importe quelle moto peut devenir une moto d’aventure, et une moto d’aventure peut servir à tout, d’une petite sortie sur chemins le week-end à de grands road trips, jusqu’aux épopées autour du monde.

Le but de ce guide est de vous aider à préparer votre moto pour le type de sortie, de voyage ou d’aventure que vous avez prévu.

La première étape consiste à réfléchir au type de moto que vous avez et à l’usage que vous allez en faire. Cela déterminera quelles modifications vous retiendrez de cette liste et comment vous configurerez votre machine. Si vous partez pour un tour du monde, vous voudrez peut-être mettre en place la majorité de ces modifs ; si vous partez pour des vacances off-road, vous ne voudrez peut-être que la partie « protection », par exemple.

Ce guide couvre les principales modifications pour motos d’aventure afin que vous puissiez choisir ce dont vous avez besoin pour créer la configuration ultime, adaptée à vos besoins personnels.

Confort

Lorsqu’on prépare une moto d’aventure, le confort est souvent négligé au profit de modifications plus « cool » comme les crash bars et les sabots moteur. Pourtant, votre confort est l’un des éléments les plus importants à soigner sur une moto d’aventure : il vous permet de rester concentré sur votre conduite et de garder un bon niveau d’attention, plutôt que de subir la douleur aux fesses et aux épaules.

Selle

Vous avez plusieurs options pour la selle de votre moto. La solution économique consiste à ajouter une peau de mouton. En milieu de gamme, vous pouvez sangler un coussin de selle moto ou confier votre selle à un spécialiste pour y intégrer de la mousse à mémoire de forme ou du gel. Et tout en haut de la gamme : une selle sur mesure, fabriquée spécifiquement pour votre moto.

Le choix dépend de votre budget et du temps que vous passez en selle.

Sur nos Honda CRF300L, nous avons opté pour des selles Seat Concepts XL Comfort. On voit bien la différence sur cette photo.

Bulle

Une bulle (pare-brise) encaisse l’essentiel du vent et des insectes. Elle offre une excellente protection contre le vent et la pluie, ce qui vous évite d’arriver « rincé » et fatigué après une longue étape. Certaines motos n’en sont pas équipées : vous devrez alors monter une bulle complète. Si votre moto a déjà une bulle mais que l’angle ne vous convient pas, vous pouvez installer un déflecteur additionnel.

Sur les petites cylindrées, ce n’est pas forcément indispensable, surtout si vous ne passez pas votre temps sur autoroute et que l’essentiel de votre roulage se fait en tout-terrain. Tout dépend de votre moto et de la proportion route/chemins.

Guidon et réhausses de guidon

Avoir une bonne position au niveau des bras est important pour deux raisons. D’abord, cela aide à éviter les douleurs aux épaules et au dos. Plus le guidon est bas, plus vous devez vous pencher pour l’attraper, ce qui augmente la contrainte sur les épaules. Ensuite, en tout-terrain, il faut un guidon à la bonne hauteur pour conserver une position naturelle et confortable, notamment debout sur les repose-pieds.

Une solution simple consiste à remplacer le guidon, souvent une bonne idée selon les modèles, car beaucoup de guidons d’origine sont franchement mous. Et vous pouvez aussi ajouter des réhausses (bar risers) pour gagner encore un peu de hauteur.

Poignées chauffantes

Les poignées chauffantes sont un luxe, pas une nécessité sur une moto d’aventure. Mais une fois qu’on y a goûté, il devient très difficile de s’en passer. Avoir les doigts gelés n’est pas agréable et cela impacte la conduite. Faites-vous plaisir. Oxford est la référence des poignées chauffantes, nous les utilisons sur nos motos : Oxford Heated Grips.

Repose-pieds

Des repose-pieds larges et bien crantés sont importants en tout-terrain : ils améliorent le confort en position debout et évitent de glisser avec des bottes pleines de boue. Si vous ne faites pas de off-road, ce n’est pas essentiel, et vous préférerez peut-être des repose-pieds avec inserts en caoutchouc. Mais l’idéal est au moins d’avoir des inserts amovibles. Si vous roulez souvent dans le technique, choisissez des repose-pieds larges avec des dents plus agressives et retirez les caoutchoucs. Nous utilisons des repose-pieds SRC Moto, visibles ci-dessous.

Béquille latérale

Votre béquille latérale ne joue pas directement sur le confort, mais elle peut changer votre quotidien. Souvent, une fois la moto chargée et l’arrière comprimé, la béquille d’origine fait que la moto reste trop droite. Cela peut vite devenir pénible pour monter/descendre, surtout sur terrain irrégulier. Il peut être judicieux de passer sur une béquille plus courte avec un ressort plus costaud. Sur nos CRF, nous avons remplacé celle d’origine par une béquille Rally Raid 20 mm plus courte et plus robuste.

Élargisseur de béquille

Autre modification qui facilite la vie : une platine plus large sous le pied de béquille. C’est indispensable sur beaucoup de motos, car cela évite que la béquille s’enfonce dans le sable ou la boue, surtout moto chargée. Le modèle que nous utilisons vient de SRC Moto.

Béquille centrale

Si votre moto peut en recevoir une, investir dans une béquille centrale vaut le coup. Elle simplifie les réparations de crevaison, la dépose des roues et l’entretien courant. Mais sur certaines motos, ce n’est pas possible. Par exemple, sur nos petites Honda CRF300, nous utilisons simplement un cric de trail Rolling Mavericks et cela fonctionne parfaitement.

Honda CRF300L

Biellettes de rabaissement

Pouvez-vous poser les pieds au sol ? Ce n’est pas un sujet pour tout le monde. Mais pour certains, pouvoir poser les deux pieds à plat change tout, surtout si vous manquez de confiance en tout-terrain ou si vous galérez à monter/descendre tous les jours. Ajouter des biellettes de rabaissement est une solution simple et efficace pour abaisser la moto.

Gardez en tête que cela réduit la garde au sol. Mais si vous rabaissez votre moto pour être plus à l’aise en off-road, la garde au sol ne sera probablement pas votre priorité numéro un. À vous de voir ce que vous valorisez le plus.

Si vous ne voulez pas monter de biellettes, vous pouvez d’abord essayer une selle plus basse. Mais si vous optez pour des biellettes, nous recommandons Kouba Links.

Poste de pilotage

Ah, le fauteuil du capitaine. La plupart des éléments importants du poste de pilotage sont déjà couverts dans la section « confort » ci-dessus, comme le guidon et la bulle. Mais il y a quelques extras à considérer.

USB

Si votre moto n’a pas déjà une prise USB, cela peut valoir la peine d’en installer une pour garder votre téléphone, vos appareils électroniques et votre matériel de navigation chargés. C’est important aussi en cas d’urgence si votre téléphone tombe à plat sur la route. On en trouve à petit prix sur Amazon, mais évitez le trop bas de gamme si vous voulez que ça tienne dans le temps.

Navigation

Selon votre manière de voyager et vos destinations, vous préférerez peut-être un GPS, un smartphone ou une carte papier. Un GPS doit être câblé et rester au guidon : assurez-vous d’avoir la place. Idem pour un support téléphone. Les cartes papier se sanglent généralement sur le réservoir via des porte-cartes étanches ou des sacoches de réservoir.

Leviers

Des leviers d’embrayage et de frein courts ont moins de chances de casser en cas de chute, et ils rendent aussi la conduite en tout-terrain plus facile et plus confortable ; surtout si vous roulez en couvrant le levier avec l’index et le majeur, tout en gardant les trois autres doigts pour serrer le guidon.

Autonomie (réservoir)

Si vous partez sur de petites sorties, dans des zones que vous connaissez bien, ou si vous avez un réservoir de plus de 15 litres, cette section ne vous sera peut-être pas utile.

Dans la plupart des régions du monde, un réservoir de 15 L ou plus suffit largement. Vous pouvez vous faire surprendre dans quelques endroits. Comme le nord-ouest de l’Ouzbékistan, par exemple, où l’essence peut se faire rare ; mais rien que quelques bouteilles de Coca remplies d’essence ne puisse résoudre.

En revanche, si votre réservoir est petit ou si vous partez vraiment hors des sentiers battus, vous voudrez peut-être augmenter l’autonomie. Plusieurs options s’offrent à vous.

Réservoir plus grand

Un réservoir plus grand est la solution la plus simple, mais aussi la plus coûteuse. Nos Honda CRF300L ont un réservoir de 7,7 litres d’origine. Nous avons choisi un réservoir Acerbis de 14 L. Si vous pouvez trouver un Acerbis pour votre moto, ça vaut vraiment l’investissement : c’est très bien fabriqué. Par exemple, sur la photo ci-dessous, les carénages des CRF sont restés intacts et aucune pièce plastique n’a dû être découpée ou retirée pour monter ce réservoir plus grand.

Réservoir auxiliaire

Autre option : un réservoir auxiliaire comme ceux de Camel-Adv. Ces réservoirs se placent à l’arrière de la moto et ajoutent généralement environ 5 litres d’autonomie. Ils sont reliés au réservoir principal : ce ne sont pas de simples jerricans « pour faire joli ». Avant d’acheter, vérifiez que votre configuration bagagerie (supports de valises, etc.) est compatible avec ce type de réservoir.

Bidons d’essence

La solution la plus simple consiste à utiliser un bidon robuste, comme ceux de Overland Fuel. Notre ancienne Yamaha XT660R avait un réservoir de 15 L et, pour compléter, nous transportions un bidon de 5 L fixé sur le support de valises. Il nous a emmenés du Royaume-Uni au Japon, à travers l’Asie du Sud-Est, puis jusqu’en Nouvelle-Zélande.

Ils se fixent et se verrouillent facilement sur des supports de valises ou de bagages, ou se sanglent sur la selle arrière ou un top-case. Si vous partez en autonomie, vous pouvez aussi emporter un bidon d’eau, extrêmement utile en camping.

Poche à carburant (fuel bladder)

L’option la moins chère est d’emporter une poche à carburant pliable. Elle se replie et se range quand vous ne l’utilisez pas. L’inconvénient : même vide, ça sent l’essence, et c’est plus difficile à sangler solidement.

Suspension

Le réglage de la suspension est l’une des modifications les plus importantes, et l’un des points les plus critiques, sur une moto d’aventure. La tenue de route, le confort et le « ressenti » de la moto dépendent de la suspension, et cela peut faire ou défaire votre moto… au sens propre. Vous voudrez donc que ce soit parfait, surtout si vous roulez en tout-terrain ou avec beaucoup de bagages.

Pour tout pilote d’aventure, cela peut valoir la peine de remplacer l’amortisseur par une unité neuve et de la faire régler spécifiquement pour votre poids et votre style de conduite.

Cependant, pour les voyageurs au long cours (tour du monde), il peut être préférable de simplement renforcer le ressort plutôt que de remplacer l’ensemble. Il y a des années, nous avions remplacé l’amortisseur d’origine de notre Yamaha XT660R par un bel amortisseur aftermarket, parfaitement réglé (poids, etc.). Après un an sur la route, nous avons laissé presque tout notre matériel au Tadjikistan et nous sommes partis rouler en Afghanistan ; à notre retour, l’amortisseur s’était affaissé et avait perdu toute son huile. Il y avait 500 km jusqu’à la ville la plus proche où le faire réparer. Mais la route jusqu’à Och (Osh), au Kirghizistan, passait par une zone de no man’s land, et sans amortisseur arrière, cela a fini par fissurer le cadre et le subframe.

Nous avons fait expédier l’amortisseur d’origine depuis chez nous, l’avons remonté, puis avons roulé sur des terrains encore pires, notamment en Mongolie, et il n’a pas eu le moindre problème en quatre ans d’utilisation intensive.

Pendant des années, nous avons donc refusé de changer d’amortisseur. Mais sur nos Honda CRF300L, la suspension d’origine n’est tout simplement pas à la hauteur pour un voyage autour du monde. Nous avons franchi le pas et investi dans un nouvel amortisseur arrière et un kit piston pour la fourche chez K-Tech suspension. Et nous en sommes ravis : cela a complètement transformé la moto.

C’est une décision importante, très dépendante de votre moto, de votre style de conduite, de vos bagages et de votre budget. Si votre moto en a besoin, l’upgrade vaut vraiment le coup.

Pneus

Choisir les bons pneus est crucial quand on prépare une moto d’aventure. Allez-vous rouler surtout sur route, un peu en tout-terrain, en tout-terrain engagé, uniquement sur gravel, dans le sable, en 50/50 ? Il y a énormément de paramètres et de points de vue. Tout le monde a un avis sur les pneus « bons » ou « mauvais », sur ce qu’il faut ou ne faut pas monter. Nous n’entrerons donc pas ici dans le détail des choix de pneus (on gardera ça pour un autre article).

En revanche, nous vous conseillons de bien évaluer le type de roulage prévu et le temps que vous passerez hors bitume. Si vous ne faites que quelques chemins faciles de temps en temps, ne perdez pas de temps avec des pneus très cramponnés : ils s’usent vite et, pour les 90 % du temps sur asphalte, ils seront moins performants que des pneus route.

De notre côté, cela fait dix ans que nous roulons en Continental TKC80 dès que nous pouvons en trouver. C’est le meilleur compromis, et nous avons affronté une grande variété de terrains avec. Quand ce n’est pas possible, on monte ce qu’on trouve.

Si vous cherchez de nouveaux pneus, ou si vous essayez simplement de comprendre ce qui convient le mieux à votre moto, nous vous recommandons de lire ce guide complet.

XT660R

Protection

Équiper votre moto d’aventure avec des protections anti-chute ne doit pas forcément coûter une fortune. Le plus important, c’est un sabot moteur ; le reste est optionnel. Mais prendre le temps, avant de partir, d’ajouter ces extras peut vous éviter beaucoup de stress sur la route. Voici les modifications les plus importantes pour « adventure-proof » votre moto pour voyager.

Crash bars (barres de protection)

Les crash bars sont un grand classique des motos d’aventure. Elles protègent les carénages, le radiateur et le moteur en cas de chute, et l’investissement vaut largement le coup. Assurez-vous que le moteur est bien protégé et vous transpirerez moins à chaque fois que la moto se couche. Autre avantage : vous pouvez y fixer de petites sacoches de crash bars pour gagner du volume, ce qui est pratique et aide aussi à répartir un peu de poids à l’avant. Nous utilisons Outback Motortek pour nos crash bars et notre sabot.

Sabot moteur

Un sabot moteur (aka sump guard ou skid plate) est l’un des accessoires de protection les plus importants pour protéger le carter d’huile, vulnérable sous la moto. Beaucoup de motos en sont équipées aujourd’hui, mais toutes les protections ne se valent pas. Vérifiez que le vôtre couvre toute la partie inférieure du carter ; et qu’il paraît solide, visuellement et au toucher. Sinon, passez sur une version renforcée.

Protège-mains

Les protège-mains protègent vos mains et vos leviers contre les chutes et contre les éléments (vent, pluie, branches, etc.). Ils sont donc utiles aussi bien sur route qu’en tout-terrain. J’ai monté des protège-mains Barkbusters sur toutes mes motos depuis aussi loin que je m’en souvienne. Cette marque australienne conçoit et fabrique des protections exceptionnellement bien réalisées.

Protection de radiateur (radiator brace)

Les radiateurs de moto sont fragiles : ils s’abîment facilement en cas de chute, mais aussi à cause des pierres projetées. Si vos crash bars ne protègent pas le radiateur, envisagez une protection ou une entretoise de radiateur. Nous utilisons celles de SRC.

Rétroviseurs

Les rétros d’origine sont souvent rigides et fixes, donc ils cassent facilement en cas de chute. L’idéal est de les remplacer par des rétroviseurs repliables. Un bon exemple : les Double Take mirrors. Faciles à rabattre et à replier, ils bougent en cas de chute et sont quasiment indestructibles. Un excellent ajout, surtout sur une moto avec des rétros d’origine.

Extras

Levier de vitesse repliable – Que vous rouliez sur route ou en tout-terrain, optez pour un sélecteur repliable. C’est un accessoire relativement peu coûteux qui évite que le levier fissure le carter d’embrayage ou casse l’axe en cas de chute.

  • Protections de cadre – Sur certaines motos, le cadre est exposé avec une peinture fragile qui se marque au simple contact d’une botte tout-terrain.
  • Protection de phare – Si vous roulez en groupe et que vous restez proche derrière quelqu’un en off-road, il peut être utile de protéger votre phare avec une grille.
  • Protections de fourche – Des soufflets en caoutchouc ou en néoprène peuvent se glisser sur la fourche pour protéger les joints spi de la saleté.

Protection « cheap » – Les pièces exposées et délicates, comme les durites de liquide de refroidissement, méritent aussi d’être protégées. Fendez un morceau de tuyau d’arrosage, enroulez-le autour de la durite et serrez avec des colliers. Cela évitera qu’une pierre perce le caoutchouc vulnérable. Vous pouvez aussi coller une bande d’acier sur le carter d’huile avec une colle métal. Ça évitera que la pédale de frein marque le carter ; et ruine votre voyage.

Filtre à air – Une modif simple et bon marché pour protéger votre moteur consiste soit à remplacer le filtre papier par un filtre réutilisable et lavable, soit à acheter un préfiltre type snorkel.

Bagagerie

Le grand débat de la bagagerie moto oppose depuis des siècles (on dirait) les plus grands philosophes du deux-roues : valises rigides ou sacoches souples. Le point de friction : les valises rigides peuvent casser des jambes en cas de chute, tandis que les sacoches souples sont moins sécurisées contre le vol. Le consensus général : valises rigides pour des voyages principalement routiers, sacoches souples pour les voyages off-road. Personnellement, nous roulons avec des sacoches souples et un top-case rigide, pour avoir le meilleur des deux mondes sans les inconvénients.

Valises rigides, sacoches souples, supports, rackless… il existe une multitude d’options, toutes adaptées à certaines motos et à certains types de voyages. À vous de décider quel système vous voulez utiliser, quel type de roulage vous ferez, et combien de matériel vous emporterez.

Pour vous aider à choisir, nous avons plusieurs guides détaillés sur les avantages/inconvénients de chaque système, les meilleures bagageries du marché et ce qui existe. Lisez ces guides et choisissez ce qui convient le mieux à votre façon de voyager.

Outils

Préparer une trousse à outils pour votre moto d’aventure est une démarche prudente, surtout pour un long voyage. Nous n’entrerons pas ici dans le détail de quoi emporter : vous pouvez lire nos articles dédiés à la trousse à outils. En revanche, il est important de réfléchir à la manière dont vous transporterez vos outils dans la bagagerie. Si vous en avez beaucoup et que ça ne rentre pas sous la selle, vous voudrez peut-être fabriquer un tube à outils (tool tube) ou un bidon pour les stocker.

Esthétique

Évidemment, vous voulez que votre moto d’aventure ait de l’allure. Mais dans certains cas, vous ne voudrez pas attirer l’attention.

Par exemple, nos motos servent à voyager autour du monde, et dans les zones plus « sensibles », nous ne voulons pas attirer les regards avec une moto qui a l’air chère, couverte de stickers, de graphismes et de décos racing.

Une moto fatiguée, cabossée, pleine de boue et de colliers rilsan passe plus facilement sous les radars. Et, deuxième point : traverser des villages modestes sur une moto qui semble coûter une fortune, ce n’est pas quelque chose avec lequel nous sommes à l’aise.

Sur notre Yamaha XT, nous avons remplacé les plastiques par des noirs et retiré tous les autocollants. Pour les Honda CRF, personne ne fabrique encore de plastiques aftermarket, donc nous les avons fait peindre.

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