Voici nos 10 meilleures façons d’économiser de l’argent lors d’un voyage à moto et de voyager à petit budget. Ces astuces et conseils, durement acquis sur la route, vous aideront à garder vos frais de voyage à moto au plus bas… et à rouler plus loin, plus longtemps.
Voyager à moto ne coûte pas forcément une fortune, et c’est une aventure accessible à tout le monde. Que vous partiez pour un road trip moto de deux semaines en Europe ou pour un tour du monde à moto, le principe est le même : apprendre à limiter ses dépenses et à réduire les achats inutiles. Et après 15 ans de voyages à moto aux quatre coins du monde, nous avons accumulé quelques techniques qui vous aideront justement à faire ça.
Nous les avons regroupées dans ce guide complet et très dense pour économiser en voyage à moto. Cet article liste les 10 postes sur lesquels on dépense le plus lors d’un voyage à moto, ainsi que des ajustements simples pour réduire les coûts de chacun. C’est parti !

Hébergement
La plus grosse dépense récurrente en voyage à moto, c’est l’hébergement. Le coût des hôtels, auberges et chambres d’hôtes grimpe vite sur une aventure au long cours. Même un hôtel “pas cher” à 20 € la nuit, tous les jours pendant deux mois, vous coûterait 1 120 €. Si vous limitez l’hôtel à une nuit par semaine, au bout de deux mois vous n’aurez dépensé que 160 € et économisé 960 € !
Sauf si vous nagez dans l’argent, vous devrez camper la majeure partie du temps lors d’un voyage à moto longue durée. Voici comment ne pas dépenser d’argent pour camper, et comment économiser quand vous avez vraiment besoin d’un hôtel.
Camping à moto
Le camping est la meilleure façon d’économiser sur l’hébergement. Il y a des inconvénients : plus de matériel à transporter et moins de confort. Mais cela fait partie intégrante du voyage à moto et c’est ce qui vous fera économiser le plus au quotidien. Il existe partout dans le monde des campings officiels bien moins chers que les hôtels, mais la meilleure manière d’économiser reste de ne rien payer du tout – et donc de faire du bivouac (camping sauvage).
Consultez notre section dédiée aux guides de camping pour les listes de matériel, comment camper, les meilleures tentes, etc. Puis, passez aux guides “packing” pour voir quoi emporter.
Camping sauvage (bivouac)
Le camping sauvage, c’est simplement le fait de camper “n’importe où”. C’est une dimension essentielle et très authentique du voyage à moto. C’est aussi très amusant, et plus vous en faites, plus cela devient facile. Ce que beaucoup de voyageurs trouvent compliqué, c’est de dénicher un bon endroit pour planter la tente.
À l’abri des regards
La meilleure façon de bivouaquer est de repérer une rivière sur votre carte/appareil de navigation dans une zone boisée ou isolée, puis de vous y rendre. Avoir de l’eau courante change tout : vous pouvez l’utiliser pour cuisiner, nettoyer et vous laver. Essayez de vous installer discrètement, hors de vue et loin de la route principale, pour ne pas attirer l’attention. Si vous devez camper plus près de la civilisation, les habitants acceptent généralement les bivouaqueurs tant qu’ils ne laissent aucune trace, installent leur camp une fois qu’il n’y a plus personne et repartent tôt le matin.
À la vue de tous
Mais le camping sauvage ne signifie pas toujours s’enfoncer dans la forêt jusqu’à trouver un coin perdu. J’ai bivouaqué dans des jardins (en demandant l’autorisation, évidemment), dans une serre, à côté de restaurants, près d’un terrain de foot pendant un match, entre des camions, sur des parkings et même dans des parcs en centre-ville. J’ai vécu des soirées incroyables et rencontré de très bons amis simplement en frappant à une porte et en demandant si je pouvais dormir sur un bout d’herbe. C’est une excellente option si vous ressentez le besoin d’un peu plus de sécurité dans la zone où vous dormez.
Hôtels, motels et maisons d’hôtes
Le camping n’est pas fait pour tout le monde et peut devenir fatigant. Même les voyageurs les plus endurcis ont besoin d’un vrai toit de temps en temps. Bonne nouvelle : il existe aussi de nombreuses façons d’économiser. Globalement : privilégiez les maisons d’hôtes plutôt que les hôtels, utilisez les applis ci-dessous, testez des plateformes en ligne et comparez pour trouver la meilleure offre.
Hôtels
Booking.com est la méthode numéro 1 pour réserver des hôtels en voyage. C’est simple, il y a une appli mobile, et les itinéraires se transfèrent vers Google Maps ou Maps.Me. Pour économiser, repérez l’hôtel sur Booking.com puis appelez ou envoyez un e-mail pour demander leur tarif “en direct” : c’est souvent moins cher que le prix affiché en ligne. Si vous utilisez Booking.com fréquemment, vous passerez en “Genius Level 2”, ce qui donne aussi des réductions sur certains établissements. Mais avant de réserver, testez d’abord les applis et options ci-dessous.
Façons de trouver un hébergement
Maps.Me
Maps.Me est notre outil de navigation principal. Il est excellent car il est gratuit et fonctionne hors ligne. Il référence aussi de petits hôtels et hébergements qui ne figurent pas sur Booking.com et permet de trouver très facilement un endroit pas cher où dormir. Il liste des hébergements ajoutés par les utilisateurs et vous pouvez lire leurs avis. Consultez notre guide des applis de voyage pour plus d’infos sur Maps.Me et iOverlander.
iOverlander
iOverlander est un outil fantastique et un incontournable pour les voyageurs à moto. C’est une appli communautaire construite à partir des recommandations et avis des utilisateurs. Les gens déposent des “pins” sur la carte pour des points d’intérêt, ajoutent un avis et les coordonnées GPS exactes pour les autres voyageurs. Ces repères peuvent concerner des postes-frontières, des bureaux d’assurance, des stations-service, des sites à voir, des hôtels, des campings, des spots de bivouac, des routes incroyables… tout, vraiment.
Regardez la carte pour voir s’il y a des recommandations d’hébergement sur votre itinéraire ou autour de votre destination. On y trouve souvent des maisons d’hôtes “cachées” qui offrent une expérience plus personnelle (et moins chère) que l’hôtel moyen.
AirBnB
Airbnb.com est une autre excellente option pour les voyageurs à moto, particulièrement pratique quand vous voulez rester longtemps au même endroit. Vous trouverez souvent de super appartements entiers, rien que pour vous, à des tarifs très bas. Cela peut revenir moins cher qu’un hôtel et vous pouvez aussi économiser en cuisinant (choisissez un logement avec cuisine). Un de nos coups de cœur : un magnifique appartement AirBnB entier dans la ville côtière blanchie à la chaux de Kars, en Turquie. 9 € la nuit, avec cuisine, alors que l’hôtel local était à 30 € la nuit !
Couchsurfing
Couchsurfing.com est un service en ligne incroyable et gratuit. C’est l’un des meilleurs moyens de trouver un hébergement gratuit et de rencontrer des personnes formidables qui partagent le même état d’esprit. Connectez-vous, créez un profil honnête, puis cherchez dans la ville/zone où vous allez. Vous verrez beaucoup de profils : cliquez, lisez les références, et si la personne vous inspire confiance, envoyez une demande.
C’est gratuit et les hôtes ne vous facturent pas. Mais gardez en tête que ce n’est pas une auberge, un hôtel, ni un système “je passe et j’ai une chambre”. Les hôtes attendent une discussion et un échange culturel. Si cela vous convient, CS est un moyen génial de rencontrer du monde et de découvrir un lieu avec un habitant.
Au début, ce sera plus difficile de trouver des hôtes car vous n’aurez pas de références. Une astuce : cherchez des personnes qui n’hébergent pas mais proposent de se retrouver pour un café (option aussi disponible sur CS). Rencontrez des gens ainsi et laissez-vous des références – cela facilitera ensuite vos demandes d’hébergement.
Bunk a Biker
Bunk a Biker deviendra vite l’un de vos meilleurs alliés de voyage. C’est un site gratuit : allez dessus, cliquez sur la carte, et vous trouverez une carte mondiale interactive remplie d’épingles. C’est une communauté internationale de motards qui se sont portés volontaires pour héberger des voyageurs à moto (ou pour se rencontrer, aider à réparer, ou faire découvrir leurs coins).
Cliquez sur une épingle dans la zone où vous passez : vous verrez ce qui est proposé, avec les coordonnées. Contactez la personne et voyez si elle peut vous accueillir pour la nuit.
Le site est gratuit et l’hébergement proposé l’est aussi. Mais ce n’est pas un “truc” à utiliser juste pour économiser et ça ne doit pas être l’objectif. Leur site le dit très bien : « Ce n’est pas conçu pour être utilisé uniquement dans le but d’économiser de l’argent, mais pour promouvoir la solidarité et le soutien au sein de la communauté des passionnés de moto. »
WikiCamps
WikiCamps – une appli excellente et très populaire en Australie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, États-Unis et Canada. Parfaite pour le camping, trouver de l’eau potable, des spots gratuits, des campings payants, toilettes, douches, etc. L’appli est payante, mais c’est un achat unique et vraiment peu cher. Nous n’aurions pas pu nous permettre de traverser l’Australie à moto sans elle.

Banques, distributeurs (ATM) et argent
Banques et cartes
Votre banque peut grignoter votre budget en silence pendant le voyage si vous n’y faites pas attention. La plupart des banques traditionnelles appliquent des frais élevés sur les retraits et les changes à l’étranger, et facturent des frais de change et des frais de transaction à chaque achat.
Imaginez le nombre de retraits d’espèces que vous allez faire, puis ajoutez des frais à chaque fois. Vous pouvez facilement perdre des centaines de livres en frais bancaires inutiles sans même vous en rendre compte.
Vous devez chercher soit une carte de crédit sans frais de retrait/transaction à l’étranger, soit voir quelles offres votre banque actuelle peut vous proposer. Cela vaut vraiment le coup d’y consacrer du temps avant le départ : sur la durée, vous économiserez beaucoup.
Les meilleures banques pour les résidents du Royaume-Uni
Si vous venez du Royaume-Uni, vous pouvez choisir une carte Monzo ou Revolut. Ce sont des comptes bancaires gérés via une appli mobile. Nous les utilisons depuis des années partout dans le monde et les recommandons vivement.
Téléchargez l’appli, créez un compte, transférez de l’argent, puis utilisez-la comme une carte de débit classique (au Royaume-Uni comme à l’étranger).
Le gros avantage pour un voyageur à moto, c’est l’utilisation à l’étranger.
Retraits – Vous pouvez retirer jusqu’à 200 € gratuitement par mois. Au-delà, Monzo facture 3 % et Revolut 2 %, ce qui reste nettement moins cher que la majorité des banques traditionnelles (ces frais ne s’appliquent qu’à l’étranger ; aucun frais pour retirer au Royaume-Uni).
À noter : la plupart des banques traditionnelles facturent plus de 3 % sur n’importe quel retrait à l’étranger, plus des frais fixes supplémentaires de transaction en devise !
Nous conseillons de prendre une carte de chaque, ce qui vous permet de retirer jusqu’à 400 € par mois sans frais.
Paiements – Tous les paiements sont gratuits, sans frais de change ni frais de transaction. L’appli vous notifie à chaque dépense, garde l’historique (combien, où, pour quoi) et même l’emplacement exact. Cela aide aussi à gérer son budget. Les virements internationaux peuvent également coûter moins cher.
C’est très utile et sécurisé. En cas de perte, connectez-vous à l’appli et bloquez la carte. Monzo est Mastercard et Revolut Visa, donc elles fonctionnent partout.
Taux de change
Renseignez-vous sur les taux de change avant de passer une frontière. On peut facilement se faire avoir quand on jongle avec des devises. Sachez combien vous voulez obtenir pour votre argent et jusqu’à quel chiffre précis vous êtes prêt à descendre avant de négocier. Ainsi, vous ne vous ferez pas piéger ni mettre sous pression.
Ayez toujours des dollars US et beaucoup de petites coupures. Cela facilite le change et aide aussi aux frontières. Par exemple, en entrant au Kirghizistan depuis le Tadjikistan, les gardes-frontières n’acceptent que les dollars US et, étrangement, n’ont jamais de monnaie. Beaucoup se font avoir car ils n’ont que de gros billets.
Distributeurs (ATM)
Renseignez-vous sur les banques et distributeurs qui facturent des frais, et sur leurs montants. Par exemple, au Japon, presque tous les distributeurs appliquent des frais fixes. Mais chaque supérette 7/11 (et 7/11 est gigantesque et présente partout au Japon) possède un distributeur qui ne facture pas un seul yen.
Et la règle d’or : retirez et payez toujours dans la devise du pays où vous êtes. Ne laissez jamais le distributeur appliquer son propre taux de change, car vous paierez toujours plus. C’est un problème très fréquent, y compris dans les achats du quotidien. Lorsque vous payez par carte dans un magasin, restaurant ou supermarché, le terminal peut demander si vous souhaitez payer dans votre devise d’origine. Dites non et choisissez la devise locale.
Destinations, frontières, paperasse et police
Destinations
Quand vous planifiez votre voyage à moto, souvenez-vous que certains pays exigent un Carnet de Passage pour les voyageurs à moto. Si vous devez l’obtenir, vous laisserez un dépôt important dans votre pays d’origine et vous risquez de le perdre s’il arrive quoi que ce soit à votre moto.
De plus, si votre budget est serré, réfléchissez bien à vos destinations. Des pays comme le Japon et la Norvège sont réputés très chers. Établissez votre budget avant de partir et choisissez soigneusement où aller. Si le Japon est tout en haut de votre liste mais que vous savez que ce sera coûteux, faites des concessions en dépensant moins dans d’autres pays.
Beaucoup de gens dépensent de petites fortunes pour aller dans des lieux juste pour pouvoir dire qu’ils y sont allés. Par exemple, expédier votre moto de Malaisie en Australie pour seulement quelques mois sur place avant de réexpédier ensuite peut facilement coûter plusieurs milliers. Nous connaissons des personnes qui l’ont fait alors qu’elles n’étaient même pas intéressées par le pays, et auraient pu voyager en Asie du Sud-Est (qu’elles adoraient) “comme des rois” pendant un an de plus avec cet argent. Réfléchissez à votre itinéraire et à ce qu’il vaut réellement par rapport à l’argent durement gagné.
Frontières et paperasse
Il est très facile de se faire avoir aux frontières et avec la paperasse/douanes quand on voyage à moto. Chaque frontière est différente, avec ses exigences, ses règles, ses réglementations et son niveau de rigidité. Malheureusement, il existe aussi quelques agents peu scrupuleux qui peuvent tenter de vous soutirer quelques dollars.
C’est souvent “sans gravité” : ils peuvent dire qu’il y a 5 USD de taxe gouvernementale, de frais d’inspection, de frais de barrière, etc. Parfois c’est 100 USD pour un permis mystérieux. Soyez vigilant : cela arrive dans de nombreuses régions. Ils peuvent même vous donner un papier en guise de “reçu”, mais si vous ne connaissez pas les exigences officielles, vous ne saurez pas s’ils vous disent vrai. Il m’est arrivé de bluffer face à un agent au sujet d’un frais. Quand j’ai ri en disant : « bien essayé », il a souri et a répondu : « oui, ça marche souvent. »
Pour économiser ici, il faut savoir à quoi s’attendre avant d’arriver, en faisant vos recherches. Consultez nos Motorcycle Travel Guides pour les pays visités : il y a des sections “Paperwork” qui expliquent les exigences et les coûts d’entrée. Si vous n’y trouvez pas l’info, demandez dans les excellents groupes Facebook des régions concernées.
Police
Beaucoup de personnes craignent les pots-de-vin. En général, ce n’est pas quelque chose d’inquiétant : les sommes sont souvent faibles, ou au moins négociables par rapport au montant initial (souvent gonflé). Le consensus est de ne pas payer, car cela crée un précédent et a un effet domino pour le voyageur suivant. Notre guide sur les pots-de-vin vous aidera à gérer ces situations délicates.
Nourriture et eau
Nourriture
La façon la plus simple d’économiser sur la nourriture est d’éviter de dépenser trop souvent en restaurants et cafés. Pour y arriver, il faut être préparé. Cela ne veut pas dire devenir ermite, manger des restes, cuisiner tous les soirs et ne pas profiter des spécialités locales. Mangez toujours suffisamment, sainement, régulièrement, et sortez au restaurant ! Mais faites-le quand vous l’avez prévu. Ce sont les passages “en urgence” au resto quand la faim arrive et que vous n’avez rien dans le sac qui font exploser le budget.
Emportez votre propre nourriture et préparez votre déjeuner. Achetez un pain, du fromage à pâte dure et de la viande fumée/séchée qui ne nécessite pas de frigo (ou des tartines confiture-beurre de cacahuète pour les végétariens) pour les déjeuners. Emportez du riz et du thon pour les dîners de secours en camping. Ou achetez de la viande avant d’aller au camp pour la cuire au feu. Des snacks comme des noix et du chocolat vous aideront aussi à tenir. Préférez les marchés locaux aux supermarchés : vous achèterez frais et vous ferez vivre les habitants plutôt que de payer plus cher en grande surface.
Avoir de quoi manger réduit l’envie d’enchaîner cafés et restaurants. Réservez plutôt quelques jours par semaine pour manger dehors. Et privilégiez les petits restos locaux et la street food plutôt que les établissements “occidentalisés”, souvent plus chers.
Eau
Acheter de l’eau tous les jours revient vite cher. Essayez plutôt de réutiliser votre bouteille plastique et de la remplir dès que possible. Il vous faudra 2 litres par jour pour boire, et au moins 2 à 3 litres supplémentaires si vous campez (cuisine et nettoyage).
Remplissez vos bouteilles dans les cafés, restaurants, aux fontaines publiques, demandez dans les boutiques et renseignez-vous auprès des locaux sur l’endroit où ils prennent leur eau. Par exemple, en Thaïlande, il existe un programme gouvernemental de distributeurs d’eau présents partout dans le pays. Il faut sa propre bouteille, on met 1 THB (0,02 GBP ou 0,03 USD) et on obtient 1 litre. Comparez avec 20 THB (0,50 GBP ou 0,63 USD) le litre en boutique. À 5 litres par jour, cela fait 3 € par jour ! Cherchez ce type d’alternatives.
Purifier votre eau est aussi une option si vous êtes au milieu de nulle part. Faire bouillir l’eau tue bactéries et toxines. Vous pouvez également utiliser une paille/bâton de purification ou des pastilles de purification.
Attention aussi à l’“eau en bouteille gratuite” au restaurant. Dans les pays chauds, il est courant qu’on pose une petite bouteille d’eau sur la table avec le repas. Elle a l’air offerte parce que vous ne l’avez pas commandée, mais c’est rarement le cas. N’ayez pas honte de dire non merci. Et n’ayez pas honte non plus d’apporter votre propre bouteille (petite) au restaurant ou au café et de demander à la remplir avant de partir.

Se laver et rester propre sur la route
L’hygiène est extrêmement importante en voyage. Sans cela, vous pouvez attraper des infections et des irritations cutanées très désagréables. Et quand on campe par temps froid ou qu’on est épuisé après une grosse journée de route, on peut facilement repousser la douche. Bien sûr, personne ne s’attend à ce que vous vous douchiez tous les soirs : dans de nombreuses régions du monde, ce n’est tout simplement pas possible. Mais vous devez garder un minimum de régularité. Voici comment économiser tout en restant propre.
Votre corps
Il n’y aura pas toujours une rivière ou un ruisseau près de votre campement, et dans certains pays ce ne sera pas possible du tout. Beaucoup de voyageurs prennent un hôtel juste pour se rafraîchir, mais vous pouvez éviter cette dépense en transportant une douche solaire (shower bag). Remplissez-la d’eau, suspendez-la et ouvrez la valve : vous avez une douche portable. Les lingettes bébé sont une autre option simple.
Vos vêtements et votre équipement
La laverie automatique près de votre hôtel sera toujours moins chère que le service de lavage de l’hôtel. Oui, c’est plus simple de donner son linge sale à la réception, mais si vous voulez économiser, sortez et demandez à un local où est la laverie la plus proche. Vous serez surpris de la différence de prix.
Machine à laver “maison”
Lavez vous-même vos vêtements si vous voulez vraiment réduire les dépenses. L’astuce… Il vous faut un petit paquet de lessive, un robinet avec de l’eau courante et un sac de compression étanche (waterproof compression stuff sack). Remplissez le sac à moitié d’eau, ajoutez un peu de lessive, mettez quelques vêtements, puis roulez le haut et clipsez. Tenez le sac par chaque extrémité et secouez l’eau vigoureusement de gauche à droite pendant une minute. Videz l’eau (répétez si l’eau est très noire), puis rincez sous l’eau courante. Cette méthode est bien plus efficace que de frotter des vêtements dans un lavabo. Le plus simple est de le faire pendant que vous prenez une douche !
Réparations moto, pièces et essence
Réparations
Vous n’avez pas besoin d’être un génie de la mécanique pour voyager à moto. D’ailleurs, l’un des voyageurs à moto les plus expérimentés que je connaisse ne sait pas changer une chambre à air, ni faire une vidange, et ne sait même pas où se trouve sa bougie.
Cela dit, apprendre les bases avant de partir change beaucoup de choses : vous pouvez vous débrouiller dans des situations compliquées et, dans ce contexte, économiser. Prenez le temps d’apprendre au minimum : changer chambres à air, pneus, huile, filtres, câbles et faire l’entretien de base. Le meilleur moyen, c’est d’acheter le manuel Haynes et de vous entraîner à faire ces opérations avant de partir.
Si la mécanique n’est pas votre truc, vous pouvez suivre un cours d’entretien moto dans un établissement local. Ou payer un mécano pour vous apprendre. Ou encore, il existe des écoles “adventure bike” qui proposent des cours d’entretien et de réparation sur le terrain. Ces formations sont super : elles augmentent la confiance, vous permettent de travailler sur votre moto (ou la leur) et enseignent les bases pour sortir d’un mauvais pas. Oui, cela coûte de l’argent, mais vous en économiserez sur le long terme. Consultez notre page sur les meilleures écoles d’off-road au Royaume-Uni : certaines proposent ce type de formation.
Pièces de rechange
Trouvez une bonne entreprise de pièces détachées dans votre pays et donnez-leur une copie de votre Carnet de Passage. Si vous devez vous faire envoyer quelque chose, ils pourront joindre ce document pour éviter des taxes d’importation, car il prouve que votre véhicule est importé temporairement. Cela vous fera économiser. Emportez aussi des pièces avec vous sur la moto : elles sont souvent plus chères et plus difficiles à trouver à l’étranger.
Essence
Les stations-service sur autoroute sont généralement plus chères que dans les villes. Sortez de l’autoroute quand vous devez faire le plein et cherchez une station locale.
De plus, si vous allez franchir une frontière, calculez le prix du carburant dans le pays suivant et faites le plein dans le pays actuel si c’est moins cher. (Si vous allez dans des pays où la qualité du carburant est faible comme l’Ouzbékistan, notre Mr Funnel Fuel Filter Review peut vous intéresser.)
Expédier sa moto (shipping)
Il y a de fortes chances que si vous faites un voyage à moto longue distance, vous deviez expédier votre moto à un moment donné. Cela peut être pour traverser des continents lors d’un tour du monde, ou même pour un trajet A → B où vous préférez faire rapatrier la moto plutôt que de rentrer en la conduisant, faute de temps.
L’expédition internationale d’une moto peut sérieusement entamer votre budget. Mais il existe des moyens d’économiser.
D’abord, comparez plusieurs agents/transporteurs car les prix fluctuent. Ensuite, demandez-vous si vous expédiez par fret maritime ou aérien.
Ce qui piège le plus souvent, ce sont les frais de port à l’arrivée. Il peut vous en coûter 1 000 € pour expédier de Corée du Sud au Cambodge, puis, une fois sur place, vous retrouver face à 500 € supplémentaires de frais de port et de douane. Avant de réserver, trouvez un agent dans le pays de destination pour vous aider à anticiper ces coûts.
Comment trouver des vols pas chers
Vous vous demandez peut-être pourquoi les vols figurent dans un guide “voyager à moto à petit budget”. Cette section est utile pour les riders qui font des voyages “fly-and-ride”, et pour toute personne qui prend l’avion vers un pays étranger pour une tournée moto ou une location. Même les voyageurs au long cours doivent généralement prendre un avion à un moment donné.
Nous avons dû rentrer en urgence pour des urgences, des mariages, et même prendre l’avion vers d’autres pays quand nous expédiions la moto.
Ou bien vous voulez voyager en louant une nouvelle moto dans chaque pays traversé – dans ce cas, vous prendrez davantage de vols. Quoi qu’il en soit, voici comment économiser si vous devez prendre “l’oiseau de fer”.
Soyez flexible
Le principal levier pour payer moins cher un vol, c’est la flexibilité : sur les dates et sur la destination. Quelques conseils :
Les vols du week-end sont plus chers que ceux en milieu de semaine.
Les vols tôt le matin et tard le soir sont souvent moins chers.
Les vols coûtent plus cher à l’approche des vacances scolaires et des fêtes mondiales comme Noël et le Nouvel An.
Les vols sont moins chers juste après ces fêtes.
Tenez compte de la saison : chaque pays a une période “haute” où les vols sont plus chers. Par exemple, décembre et janvier sont les deux mois les plus chers pour aller en Thaïlande.
Soyez aussi flexible sur l’aéroport d’arrivée. Parfois, atterrir dans un autre aéroport puis prendre un taxi ou un bus jusqu’à la destination finale peut faire économiser des centaines.
Sites de recherche de vols
De loin, les meilleurs sites pour trouver des offres sont Skyscanner et Google Flights. Sur Skyscanner, au lieu de choisir une date précise, sélectionnez “Mois entier” pour l’aller et le retour. Vous verrez un calendrier du mois avec un prix sous chaque date.
Pensez à supprimer cookies et cache entre les recherches en ligne, et faites vos recherches en navigation privée.
Enfin, chassez toujours les miles et programmes de récompenses : cela peut donner de grosses réductions, voire des vols gratuits.
Travailler pendant le voyage
Nous avons rencontré beaucoup de personnes capables de financer une partie de leur voyage en travaillant en route. La plupart du temps, elles travaillent en ligne et à distance : création de sites web, design graphique, cours d’anglais par Skype, etc. Si c’est votre cas, c’est parfait ! Essayez de transformer votre compétence en freelance et faites-le en voyage.
Mais ce n’est pas la seule voie : nous avons rencontré des personnes parties sans intention de travailler. Elles ont commencé à poster quelques vidéos YouTube pour leurs proches, puis s’y sont prises au jeu. Avec le temps, les visites et abonnés ont augmenté, et elles financent maintenant leur voyage grâce à leur chaîne YouTube !
Si le travail en ligne ne vous convient pas, vous pouvez apprendre une nouvelle compétence ou utiliser une compétence existante. Avoir un savoir-faire spécifique vous démarque et peut vous permettre d’aider les autres. Ça peut aller du bâtiment à l’enseignement de l’anglais. L’option “enseignement” est assez simple : suivez un stage intensif TEFL (Teaching English as a Foreign Language) et gagnez de l’argent en donnant des cours particuliers, ou en vous posant quelques mois dans un pays pour enseigner dans des écoles.
Ça ne vous tente pas ? Il y a toujours les jobs en bar, restauration, matelot/deckhand, travail en auberge, ou tout job disponible autour de vous. Assurez-vous simplement d’avoir un visa de travail valide avant de postuler.
Volontariat
Enfin, il existe des options comme workaway.info. C’est un autre excellent service, mais basé sur l’échange : vous travaillez quelques heures par jour en échange de la nourriture et de l’hébergement. C’est un très bon moyen d’explorer de nouveaux endroits sans dépenser un centime. Workaway est mondial, et chaque hôte a ses horaires et conditions. Regardez, choisissez une option qui vous plaît et lancez-vous !
Comment budgéter un voyage à moto
Faire un budget, ça a l’air ennuyeux… et ça l’est. Mais vous seriez surpris de ce qu’on peut économiser avec une bonne gestion. Pour budgéter sur la route, vous devez noter chaque dépense chaque jour. Vous verrez rapidement vos habitudes de consommation, repérerez les dépenses inutiles et pourrez mettre en place et contrôler efficacement votre budget global.
Voici comment établir un budget approximatif pour un voyage à moto
D’abord, calculez combien vous avez pour le voyage et combien de temps vous partez. Disons 5 000 € et 6 mois. Mettez de côté un montant supplémentaire pour les imprévus, par exemple 500 € pour des réparations d’urgence, et ne l’incluez pas dans votre budget.
Ensuite, listez et additionnez les grosses dépenses : carnets, visas, vols, etc. Dans cet exemple, vous devez expédier votre moto au retour, ce qui coûte 700 €. Il vous reste 4 300 €.
Troisièmement, estimez la quantité de carburant que vous consommerez. Si c’est un voyage de 10 000 miles, que votre moto fait 60 mpg en moyenne et que le litre coûte environ 0,80 €, cela fait 500 € d’essence. Il vous reste 3 800 €.
Enfin, divisez le montant restant par le nombre de jours de voyage : vous obtenez environ 21 € par jour pour l’hébergement, la nourriture, l’eau et les dépenses diverses.
Ça peut paraître peu, mais ce ne l’est pas. Et il y aura des jours où vous aurez bien plus que 21 € à dépenser. Voilà comment…
Disons que pendant les six premiers jours, vous avez bivouaqué et dépensé seulement 10 € par jour en nourriture. Il vous reste un surplus de 66 € après 6 jours. Ajoutez cet argent à une “cagnotte surplus” et utilisez-la pour vous faire plaisir quand vous voulez.
L’idée, c’est que vous allez découvrir de nouvelles façons d’économiser au fur et à mesure. Avec le temps, vous constituerez un surplus d’argent non dépensé que vous pourrez réallouer à d’autres choses : un cours de plongée ou un gros repas en trois services.
Vous ne pouvez dépasser les 21 € par jour que si vous puisez dans votre cagnotte surplus. Si elle est vide, revenez au budget de 21 € par jour.
Budgéter ainsi vous garantit de ne jamais dépasser ce que vous aviez prévu, de ne pas exploser votre budget, d’apprendre énormément d’astuces pour économiser et d’apprécier davantage les petites choses. Cela vous aidera à voyager plus loin et plus longtemps. Bonne route !
Combien coûte un tour du monde à moto ?
C’est une question qu’on nous pose souvent. Mais demander combien coûte un tour du monde à moto, c’est un peu comme demander combien une personne dépense par jour.
Nous sommes tous différents : origines, besoins, envies, opinions, tolérances, niveau de confort requis… et nous dépensons tous différemment.
Ce que nous dépensons nous-mêmes est probablement très différent d’autres riders. Mettez 10 voyageurs dans une pièce : chacun aura un budget quotidien différent.
Prenez ce guide : nous avons donné beaucoup de moyens d’économiser sur la route, mais cela ne veut pas dire que ça convient à tout le monde. Vous pouvez vouloir plus de confort, votre veste peut coûter 1 000 € alors qu’une autre coûte 50 €. Vous pouvez vouloir aller de Vladivostok à la Corée du Sud et au Japon, alors qu’un autre expédiera directement de Russie vers les États-Unis pour éviter les ferries coûteux.
Alors, si tout varie autant, comment estimer le coût d’un tour du monde à moto ? On ne peut donner que des fourchettes très approximatives (et ce que vous estimez avant de partir changera presque à coup sûr une fois sur la route).
Appliquez les conseils de ce guide. Tracez votre itinéraire approximatif et calculez vos coûts fixes : expéditions entre certains pays, moto, équipement, visas, paperasse, assurance, etc.
Ensuite, fixez-vous un budget quotidien de “vie” selon les pays traversés, car certains sont plus chers que d’autres. Incluez l’hébergement, la nourriture, l’eau et les activités.
Mettez une enveloppe à part pour les réparations, pièces et urgences. Additionnez le tout : vous obtenez un chiffre très approximatif.