Guide de voyage à moto en Corse et en Sardaigne

Bienvenue dans ce guide de voyage à moto en Corse et en Sardaigne ! Cet article regorge d’informations pour sillonner à moto les magnifiques îles de Corse et de Sardaigne. Il comprend un récit d’itinéraire expert sur 17 jours expliquant comment s’y rendre, avec cartes, routes et tout ce qu’il faut savoir pour réussir le tour parfait des îles européennes !

Trip motard en Corse

Guide de l’itinéraire moto Corse & Sardaigne

La Corse, île française, et la Sardaigne, île italienne, sont des coins du monde superbes et constituent une destination idéale pour un road trip moto. Eau d’un bleu parfait, météo splendide et routes incroyables. Si l’idée de passer d’une île à l’autre lors de votre prochain voyage moto vous tente, ce guide est fait pour vous. Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir, notamment une carte d’itinéraire téléchargeable et un guide jour par jour. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Carte de l’itinéraire Corse & Sardaigne

L’itinéraire Corse & Sardaigne est une boucle de 16 nuits et 5 200 km au départ de l’Eurotunnel à Calais. Voici les principales étapes : Calais – Saint-Omer – Vitry-le-François – Grenoble – Port de Toulon – Ajaccio – Bonifacio – Cagliari – Gavoi – Alghero – Porto Torres – Gênes – Grenoble – Vitry-le-François – Calais.

Quand partir ?

J’ai voyagé en mai pour profiter du jour férié supplémentaire au Royaume-Uni (Bank Holiday). Vous constaterez peut-être que les jours fériés supplémentaires au Royaume-Uni en mai ou en août/septembre peuvent être plus utiles pour planifier, cependant j’éviterais la chaleur des mois d’été. Consultez ce site pratique pour plus d’infos sur les vacances scolaires européennes.

Formalités / documents

Vous devez emporter les originaux de votre passeport, permis de conduire, attestation d’assurance, contrôle technique (MoT) si requis, votre V5 (carte grise/logbook) et l’assurance de votre moto. Il est également fortement conseillé de souscrire une assurance voyage moto UK (UK Motorcycle Travel Insurance).

Les permis de conduire internationaux (IDP) sont disponibles dans votre bureau de poste local et seront requis une fois le Royaume-Uni sorti de l’UE, probablement à partir de janvier 2021. Consultez le site du gouvernement (Gov website) pour plus d’informations.

S’y rendre et en revenir

Depuis le Royaume-Uni, je préfère toujours l’Eurotunnel (Eurotunnel) de Folkestone à Calais : on peut souvent caler son arrivée avec une courte attente dans la file d’embarquement, puis un train rapide vers la France. Sinon, il existe des ferries plus lents, comme Direct Ferries de Folkstone à Calais ou le ferry DFDS de Douvres à Calais.

Enfin, si vous partez de plus au nord, il y a un ferry depuis Hull via P&O Ferry vers Zeebrugge (Belgique). J’ai organisé mon ferry aller de Toulon (France) à Ajaccio (Corse) via Elba Ferries. Mon ferry retour de Porto Torres (Sardaigne) à Gênes (Italie) a été réservé via Moby Ferries.

Nous recommandons de vérifier sur directferries.co.uk pour tous les ferries ci-dessus : vous y trouverez les horaires et itinéraires à jour et pourrez réserver à l’avance.

Conseils essentiels pour rouler à moto en Corse et en Sardaigne

Limitations de vitesse : les limites varient selon les pays mentionnés dans ce guide ; je vous recommande donc de consulter le site de l’AA pour les limitations en vigueur.

En France, les limitations sont bien plus strictement contrôlées qu’autrefois, et les amendes peuvent désormais être transmises aux motards britanniques grâce au partage d’informations avec la DVLA. Cela pourra évoluer lorsque le Brexit sera finalisé, mais pour l’instant, soyez particulièrement vigilant.

Soyez tout spécialement prudent dans un rayon de 32 km autour de Calais et près de toute aire de service avec distributeur de billets !

Sauf indication contraire, les limitations sont généralement de 130 km/h (ou 110 km/h sous la pluie) sur autoroute. Sur les autres routes, les vitesses peuvent varier de 50 km/h à 110 km/h. Certains villages sont désormais limités à 30 km/h et, là encore, c’est souvent contrôlé. (Voir le site AA ci-dessus.)

De nombreux villages/villes en Europe ont aussi un système de feux clignotants à l’entrée. Si vous roulez trop vite, vous trouverez un autre jeu de feux un peu plus loin, qui peut passer au rouge quelques instants en guise de « pénalité ».

Check-list : usure des pneus, billets/confirmations de voyage, date d’expiration du passeport et cartes de crédit/débit, espèces en euros, assurance/taxe/assistance-dépannage moto, assurance santé voyage, permis international. Téléchargez aussi une copie du formulaire officiel European Accident Statement avant de partir.

Récit du road trip Corse & Sardaigne

Jour 1 : Royaume-Uni → Saint-Omer, France

Kilomètres : 60

Note : 2/5

Nous sommes partis à trois du Royaume-Uni un jour avant le groupe principal, pour parcourir les 60 kilomètres depuis Calais et passer la nuit dans un Ibis à Saint-Omer, simple mais agréable. L’un de mes amis de route a servi dans la RAF et, comme nous étions dans cette région pour le 100e anniversaire de la création de la RAF, nous avions prévu de visiter le QG des opérations du Flying Corps en France pendant la Première Guerre mondiale, qui est ensuite devenu la RAF. Il se trouve à une courte distance de Saint-Omer, et le mémorial est situé en bordure de l’« Aérodrome de Saint-Omer-Wizernes », avec un accès facile à la zone périphérique. Deux kilomètresplus loin, on trouve un centre d’accueil et un espace historique liés à un site allemand de lancement de fusées V2 de la Seconde Guerre mondiale. Malheureusement, cela ne semblait pas ouvert à notre arrivée. Déception, car nous voulions vraiment visiter le site. Nous avons donc fini par nous diriger, à contrecœur, vers l’hôtel (Ibis), pour une bière tôt dans la soirée, puis un choix de restaurants dans le centre-ville de Saint-Omer.

Jour 2 : Saint-Omer → Vitry-le-François

Kilomètres : 380

Note : 3/5

Aujourd’hui, direction le point de rendez-vous avec le reste du groupe, pour la première nuit officielle du voyage à Vitry-le-François. D’abord, nous sommes partis vers un arrêt café matinal et quelques photos, 46 kmà l’est, sur la Grand’Place de Lille.

Nous avons ensuite roulé 25 km jusqu’à l’arrêt suivant, car nous voulions aussi rendre hommage à l’un des plus grands as britanniques de la WW1, quasiment inconnu : le Capt. Albert Ball, en allant voir sa tombe dans un cimetière de la petite ville d’Annoeullin.

Le Capt. Ball était aussi un jeune motard, et durant sa courte carrière d’aviateur il a reçu la VC, la DSO et 2 bars, la MC, la Légion d’Honneur (France) et l’Ordre de Saint-Georges (Russie). En une seule année, il avait totalisé 44 victoires confirmées et 25 non confirmées. Au moment de sa mort en 1916, il était le principal as britannique et n’avait que 20 ans. Prenez un instant pour imaginer son adolescence… comparée à nos vies d’ados bien plus confortables dans les années 2020 !

Il a reçu la Victoria Cross à titre posthume et a été décrit par Manfred von Richthofen (le Baron Rouge) comme « de loin le meilleur pilote anglais ». Un pilote du Royal Flying Corps qui a combattu avec lui lors de son dernier engagement a dit : « Je vois qu’ils lui ont donné la V.C. Évidemment, il l’avait gagnée une douzaine de fois, tout l’escadron le sait. »

Coïncidence : en approchant du cimetière, nous avons aussi remarqué que l’école locale porte son nom, « Collège Albert Ball », en son honneur. Cherchez son histoire complète sur Google : elle est incroyable, et la prochaine fois que vous passerez par Annoeullin, prenez le temps de lui rendre hommage.

De là, nous avons mis le cap au sud-est sur l’A23 en traversant le Parc naturel régional Scarpe-Escaut jusqu’à Valenciennes, où nous avons rejoint la D73, puis continué à travers les plaines agricoles et les villages au centre du Parc naturel régional de l’Avesnois jusqu’à Hirson. En quittant Hirson par la D1043, la route ondule au milieu des paysages agricoles. Ensuite, cap au sud en approchant Châlons-en-Champagne par la D977. Puis environ 20 kilomètres sur la N44 à deux voies jusqu’à notre hôtel à Vitry-le-François, sur la Marne.

moto en Corse

Jour 3 : Vitry-le-François → Grenoble

Kilomètres : 309

Note : 3/5

Nous avons commencé la journée sous la pluie, en descendant 20 kilomètres au sud sur la D396 à travers le Parc naturel régional de la Forêt d’Orient, puis sur les jolies sections bien droites de la D443. Sur la route vers Beaune, nous avons profité d’une accalmie pour changer de gants et nous réchauffer autour d’un café dans la superbe vieille ville de Semur-en-Auxois, au bord de l’Armançon. Après Beaune, la pluie était encore forte ; pour gagner du temps, nous avons pris l’A5 jusqu’à Mâcon, puis l’A40 jusqu’à Bourg-en-Bresse. Ensuite plein sud sur la D22 vers Chalamont, puis traversée du Rhône et descente vers Voiron. La pluie a continué tout du long sur l’A48, qui nous a menés à notre hôtel à Grenoble.

Jour 4 : Grenoble → Toulon

Kilomètres : 400

Note : 3/5

Départ au sec aujourd’hui. Nous descendons par la « Route de Nice » et deux passages en altitude à 1 200 m. Dans les 20 premiers kilomètres , la pluie s’est transformée en grésil, et en montant la première grande ascension, la neige était posée sur les bas-côtés : notre vitesse a chuté presque aussi vite que la température, à 3°C. Pause café à Serres, au bord des eaux de fonte tumultueuses du Buëch. Puis un bout d’A51 pour rattraper du temps, le temps que la météo s’améliore. Nous avons ensuite repris les départementales près de Saint-Paul-lès-Monestier, à travers une campagne verdoyante, des tunnels et des vallées de rivières de montagne jusqu’à Grasse, avant de filer au sud-ouest par l’A8/A57 pour retrouver le reste du groupe au port de Toulon. Ensuite, traversée de nuit confortable (départ 21:00) vers la Corse.

Jour 5 : Toulon → Ajaccio

Kilomètres : 300

Note : 5/5

Arrivée à 07:00 à Ajaccio, Corse. Nous sommes montés sur les grandes courbes rapides de la D81 sur la côte ouest, puis sur les routes plus lentes mais incroyables en passant par Piana, en nous arrêtant pour photographier les roches rouges et les vues mer depuis la route en hauteur. La D81 a continué jusqu’à la ville côtière de Calvi où nous avons pris un café, puis nous avons rejoint la T30 en suivant la côte sur notre boucle dans le sens horaire. La T30 commence ensuite à redescendre vers le sud via l’épine dorsale montagneuse de la T20 dans le Parc naturel régional de Corse, puis à travers la campagne jusqu’au port d’Ajaccio. La circulation était assez dense à filtrer, avec les salariés qui rentraient chez eux en fin d’après-midi. Notre hôtel en bord de plage (deux nuits) se trouvait via la D111, à l’ouest de la ville.

Jour 6 : Boucle au départ d’Ajaccio

Kilomètres : 250

Note : 5/5

Mon ami et moi sommes partis faire une boucle pendant que le reste du groupe faisait une journée de repos. Nous avons tourné à gauche en sortant de l’hôtel pour voir ce que réservait la D1118 au nord avant qu’elle ne revienne par le nord d’Ajaccio. Je conseille de faire le plein avant de partir dans l’intérieur de l’île. Notre boucle horaire a commencé sur la T20 vers le nord, empruntée la veille en sens inverse. Juste avant Venaco, nous avons tourné à droite sur la plus petite D143 pendant cinq kilomètres : d’abord des virages serrés, puis, après 2 kilomètres , une vallée rurale plate qui rejoint la plus rapide T50. Là, nous tournons à droite et enchaînons 20 kilomètres de grandes courbes jusqu’à Aléria.

Au premier rond-point, nous tournons à droite sur la T10, puis un peu plus loin à droite vers l’intérieur sur la D343 : une autre route rurale qui serpente dans des gorges vers le cœur de la Corse, jusqu’au pont et au village tranquille de Ghisoni, où de grandes maisons blanches s’accrochent au flanc de la montagne. En quittant le village, la route devient la D69, et nous descendons doucement les 20 kilomètres suivants en lacets depuis 1 200 m d’altitude. La première section est bordée de pins, puis en descendant vers Cozzano la route s’adoucit. Les virages s’améliorent en descendant la D83, et après Santa-Maria-Siché, encore davantage. Nous rejoignons la T40 et débouchons sur une vallée en hauteur. Cette route offre une descente plus rapide vers notre base à Ajaccio après une journée de moto absolument exceptionnelle.
Avertissement : ne vous attendez pas à un ruban d’asphalte parfaitement lisse façon circuit au centre de la Corse. Certaines routes sont assez étroites, et vous croiserez des vaches et d’autres animaux marchant sur la chaussée ou broutant sur les bas-côtés !

Jour 7 : Ajaccio → Bonifacio

Kilomètres : 180

Note : 5/5

Nous avons roulé 115 kilomètres vers le sud jusqu’à notre prochaine étape : Bonifacio, ville portuaire perchée sur les falaises de la côte sud. D’abord, cap à l’est sur la T40 via Cauro, puis plein sud sur la T40 jusqu’à Petreto-Bicchisano. Nous tournons à gauche sur la D420 (attention aux gros cochons qui traversent la route) et enchaînons une vingtaine de kilomètres de virages, de dénivelés et d’affleurements rocheux, en franchissant l’extraordinaire Col de la Tana, avec son virage à 180° et une belle butte idéale pour les photos. Puis descente à rythme tranquille pour profiter des vues lointaines jusqu’à Zonza. La D268 nous emmène vers le sud jusqu’à Levie, puis à travers la campagne et des villages assoupis, jusqu’à une pause café l’après-midi au centre de la ville médiévale marquante de Sartène, avec ses bâtiments en granit du XVIe siècle. Nous reprenons la T40 vers notre destination finale : Bonifacio. Cependant, je recommande vivement un petit détour vers les falaises du sud-est pour photographier Bonifacio sur la pointe en face, avant de rejoindre votre hôtel pour une bière. Le parking de l’hôtel est à quelques minutes à pied, dans un enclos ouvert mais fermé par un portail : gardez donc un peu d’énergie pour porter vos bagages.

people standing front of sea at daytime

Jour 8 : Bonifacio → Cagliari

Kilomètres : 300

Note : 3/5

Après un départ tranquille à Bonifacio et une balade dans la ville, nous avons descendu nos motos au port pour 11:00 car le ferry partait à 12:00. Après une traversée calme de 50 minutes jusqu’à Porto Torres, sur la côte nord de la Sardaigne, nous avons commencé à rouler vers le sud en direction de Cagliari juste après 13:00. Il n’y a que 650 m de dénivelé aujourd’hui, donc la progression est littéralement « tout droit ».

Nous avons choisi la SP90, axe principal vers le sud, car nous n’avions toujours pas déjeuné et voulions arriver à une heure correcte. À Lu Lamoni, nous sommes passés sur la SP5 qui offre de superbes vues sur la campagne, puis vers Tempio, Perfugas et Ploaghe, avant de récupérer l’E25 via Macomer, qui nous a menés jusqu’à notre hôtel dans la ville portuaire de Cagliari, capitale de la Sardaigne, avec son quartier médiéval fortifié.

Jour 9 : Boucle au départ de Cagliari

Kilomètres : 320

Note : 5/5

Alors que la majorité du groupe faisait une journée de repos pour explorer la ville, quelques-uns d’entre nous sont partis pour une boucle horaire et une nouvelle aventure fantastique. Nous avons pris la SS128 vers le nord sur des routes assez rapides, puis tourné à droite à Serri sur la SS198, où nous avons trouvé une portion de 50 kilomètres de belles courbes et enchaînements. Cette route nous a conduits à Lanusei, mais nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un restaurant de village avant de passer sur les plus rapides SS390 et SS125, en descendant vers un arrêt au Port de Corallo. Après un moment à observer l’ambiance, nous sommes repartis à travers l’angle sud-est de la Sardaigne sur l’excellente SS125 : canyons rocheux et des kilomètres de virages, jusqu’à la route côtière de Cagliari.

Jour 10 : Cagliari → Gavoi

Kilomètres : 250

Note : 5/5

Courte journée de moto, plein nord, sur un itinéraire assez simple. La première section est plate et ouverte, puis les routes deviennent plus boisées et sinueuses en approchant de Gavoi.

Notre charmant hôtel se trouve en pleine campagne verdoyante, sur les rives du lac de Gusana, juste au sud de Gavoi. Ce resort 4 étoiles a un esprit familial rustique dans le bâtiment principal et les chambres disséminées sur le domaine. Nous avons posé nos affaires puis sommes repartis pour une boucle locale de 40 kilomètres sur de superbes petites routes. Par hasard, nous nous sommes arrêtés dans la ville voisine de Fonni pour un café et un déjeuner léger. En sortant lentement de la ville, nous avons remarqué de magnifiques fresques murales : ne partez pas trop vite. Nous avons ensuite roulé via Pratobello sur la SS389, puis pris la SP30 à travers la campagne via Lodine et Gavoi, avant de revenir au sud vers l’hôtel sur la SS128.

Jour 11 : Gavoi → Alghero

Kilomètres : 150

Note : 4/5 (par temps sec)

Destination du jour : trois nuits dans la ville côtière d’Alghero, au nord-ouest de la Sardaigne. Il s’est mis à pleuvoir pendant la nuit, j’ai donc rapidement opté pour une route plus directe. Le plan initial nous aurait emmenés vers la côte ouest et Oristano avant de remonter vers Alghero. Vous préférerez peut-être tenter cet itinéraire, mais celui de mon téléchargement correspond à la route réellement empruntée ce jour-là.

Nous sommes partis au nord-ouest vers Ottana par la SP17, puis avons traversé le joli village en coteau de Bolotana, où l’altitude dépasse 900 m dans les collines au-dessus. Sous la pluie, la route était délicate, mais heureusement il y avait très peu de trafic en montagne. La SP21 traverse de larges plaines agricoles entre des collines lointaines de part et d’autre, en approchant Thiesi. La SS131 offre une dernière série de plaisirs sur une longue succession de virages (dont certains assez serrés) via Ittiri, puis le lac de Cuga, jusqu’à la dernière portion vers l’hôtel en front de mer à Alghero (toujours sous la pluie).

Trip motard en Sardaigne

Jour 12 : Alghero

Kilomètres : 0

Note : 3/5

Belle journée chaude, sans moto, à flâner le long de la plage depuis l’hôtel jusqu’à la vieille ville d’Alghero pour visiter. Le soir, nous avons trouvé une pizzeria locale et les avons regardés filmer la préparation et la cuisson de nos repas pour leur propre chaîne YouTube.

Jour 13 : Boucle au départ d’Alghero

Kilomètres : 260

Note : 5/5

Deuxième journée de repos du groupe à Alghero car la pluie était revenue. La météo annonçait une amélioration plus tard, donc trois d’entre nous sont partis pour une petite balade. Le téléchargement contient l’itinéraire exact emprunté ce jour-là. Nous sommes d’abord partis au nord-est en contournant Sassari, puis avons rejoint la SS200 jusqu’à Sennori, à mesure que le temps s’améliorait. Au nord de Sedini, nous avons trouvé une petite route étroite et sinueuse qui nous a fait passer sur des collines baignées de soleil, avec de très belles vues vers la côte. La route débouche sur la SP33 juste au sud de Valledoria, où nous tournons à droite, puis sur la bretelle de la SP90 et le long viaduc vers Badesi. Nous nous sommes ensuite garés à la marina d’Isola Rossa, avec ses boutiques et restaurants. Beaucoup de maisons semblaient fermées, en attente du retour des propriétaires dans leurs résidences secondaires. Glace, balade, photos.
Nous sommes repartis vers Tempio Pausania par la SP74, rapide et très lisse. Puis la SS392 au sud de la ville, qui serpente sur 13 kilomètres le long d’une vallée rurale sur un bon revêtement, avant de franchir le pont au lac de Coghinas où la route s’ouvre vers Oschiri. Ensuite, la SS199 traverse des plaines agricoles rapides et dégagées en descendant vers Ozieri, avant de rejoindre la SS128, rapide et fluide, vers l’ouest à travers une plaine assez plate jusqu’à Bonnanaro. Là, nous récupérons la SS131 qui remonte dans les collines et traverse des villages sardes typiques, en passant près du lac de Bidighinzu (niveau d’eau assez bas en 2018). Superbes virages sur les 10 kilomètres jusqu’à Ittiri. Mon itinéraire continue sur la SS131, qui revient vers Alghero après 6 à 7 heures.

Jour 14 : Alghero → Gênes

Kilomètres : 130

Note : 3/5

Nous devions nous préparer pour la traversée retour, donc nous avons prévu une balade tranquille et touristique par une matinée ensoleillée, en passant par quelques lieux intéressants à la pointe nord-ouest de l’île. Premier arrêt : 14 kilomètres faciles depuis l’hôtel jusqu’à Capo Caccia, où nous avons découvert la Grotta di Nettuno. Nous avons choisi de ne pas descendre les 600 marches en équipement moto menant aux lacs et stalactites de cette grotte en bord de mer. Nous avons préféré éviter ces touristes en allant boire notre café au café voisin.
Puis direction le point le plus au nord-ouest de la Sardaigne « continentale », à Capo Falcone, pour déjeuner avec vue sur la petite île de Piana, entre nous et l’île du parc national de l’Asinara. Apparemment, les plages autour de Capo Falcone sont considérées comme les plus belles de Sardaigne, ce qui explique sans doute l’affluence, même si nous avons eu du mal à trouver un snack réellement ouvert à l’heure du déjeuner. Nous sommes restés un moment à prendre des photos et à observer la vie locale, sans contrainte d’horaire.
Finalement, nous nous sommes dirigés vers le port pour un check-in de groupe à 17:30, avant notre départ de nuit à 20:30 vers Gênes, en Italie.

Jour 15 : Gênes → Grenoble

Kilomètres : 370

Note : 5/5

Arrivée à 07:30 à Gênes pour repartir vers le nord-ouest et revenir à l’hôtel de Grenoble déjà utilisé. J’attendais particulièrement ce tronçon : je n’avais jamais roulé sur ces cols auparavant.

Nous quittons Gênes vers l’ouest via les tunnels de l’E25. Près de Voltri, nous sortons sur la SP456 et montons vers les collines jusqu’à Belforte Monferrato. Nous suivons la SP456 pendant 15 kilomètres sur des routes sinueuses typiques de l’Italie et à travers les villages charmants de la région jusqu’à Terzo (Piémont). Ensuite, nous roulons sur les courbes plus faciles de la SP230, les sections plus droites de la SP456, puis la SP59 et la SP41, jalonnées de petits villages et de terres agricoles, jusqu’à Motta.

Nous partons vers l’ouest via Montà, Carmagnola jusqu’à Pinerolo. Nous approchons maintenant la zone qui m’intéressait le plus, en remontant la vallée de la SP23R et le début de la section montagneuse vers le Champlat du Col. De l’autre côté du Champlas du Col, on découvre des panoramas alpins splendides. La route se cramponne à la vallée en direction du Col du Montgenèvre.

Les routes étaient un peu humides cet après-midi, et je commençais sans doute à fatiguer, donc j’ai ralenti sur les derniers kilomètres en solo. En passant par Saint-Chaffrey puis 10 kilomètres plus loin, commence une montée vers un sommet assez ouvert et rocailleux. La descente de l’autre côté propose de longues courbes faciles le long de la vallée jusqu’à Les Cours. La route continue sur de larges enchaînements via La Coinchette et environ 23 kilomètres de vallée sur la D1091 jusqu’au tunnel du lac du Chambon, puis remonte vers le sommet suivant dans le Parc national des Écrins jusqu’à Pont de l’Alpe. Encore des vallées sur la D1091, qui m’amènent à moins de 10 kilomètres de Grenoble, où je bascule sur la N85 pour l’approche finale.

Jour 16 : Grenoble → Vitry-le-François

Kilomètres : 420

Note : 5/5

Aujourd’hui, retour à Vitry-le-François, mais par un itinéraire différent du Jour 3. Nous commençons par retourner vers Voiron, puis nous prenons la D1075 sur 72 kilomètres à travers la campagne jusqu’au nord, vers Bourg-en-Bresse. Là, nous passons sur la D996 et ses 73 kilomètres fluides jusqu’à Dijon.
À ce point, la D996 marque le début de l’une de mes routes préférées dans cette région de France. Je l’ai découverte il y a quelques années et je la recommande vivement à tous ceux qui passent par ici. En fait, j’ai reconfiguré plusieurs voyages juste pour refaire cette D996 une fois de plus, comme aujourd’hui. Et je voulais aussi la faire découvrir aux gars qui roulaient avec moi. La D996/D396 file plein nord sur 54 kilomètres jusqu’à Bar-sur-Aube, en ralentissant parfois dans de tranquilles villages agricoles. C’est une route relativement calme (attention aux tracteurs), peu technique et juste RAPIDE… partout !
Puis on lève le pied sur les 35 derniers kilomètres via Brienne-le-Château et la D396 pour arriver à Vitry-le-François.

Jour 17 : Vitry-le-François → Royaume-Uni

Kilomètres : 340

Note : 2/5

À cause de l’horaire de notre réservation Eurotunnel, nous avons pris l’itinéraire direct le plus rapide : la N44 vers le nord, puis le réseau autoroutier A4/A26 via Reims, Saint-Quentin et Béthune jusqu’à Calais, pour un train de 14:20 vers le Royaume-Uni.

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